Féminisme

          Féminisation… alternance homme/femme… pourquoi ?

Notez que les pages sont féminisées ou neutralisées afin d’assurer la représentation textuelle des femmes et de leur place dans la société. La lutte féministe demeure un enjeu sociopolitique actuel et est inhérente aux luttes syndicales étudiantes auxquelles l’aecsl a pris part.
L’objectif de la féminisation réside dans l’opposition à ce qu’en la langue française, le masculin pluriel l’emporte sur le féminin en dépit du fait qu’une seule personne de sexe masculin peut être présente parmi une majorité féminine. Ce principe relève du machisme chronique omniprésent dans le système patriarcal auquel l’aecsl s’oppose catégoriquement comme elle s’oppose à toute autre forme de discrimination ou de rapport de domination. D’une part, il faut considérer le langage comme un média de la pensée témoignant de l’ensemble des constructions sociales normatives imposées par la société et intégrées par les individus qui la constitue. D’autre part, la règle stipulant que le masculin l’emporte sur le féminin en langue française implique, outre la discrimination sexuelle, que ce privilège ne réside pas dans l’anatomie sexuelle masculine mais dans la notion de «genre».
Plus particulièrement, c’est en effet du genre masculin et du genre féminin dont il est question et il importe donc de définir ce qu’est le genre. À cet effet, nous utiliserons la définition de la fédération des syndicats sud éducation qui se lit comme suit : «le genre est un élément constitutif des rapports sociaux fondé sur les différences perçues entre le sexe et le genre qui est une façon première de signifier les rapports de pouvoir. Le genre homme-femme, d’un point de vue hétéro-centriste, correspond au sexe social impliquant une distinction d’ordre social, politique et économique, par opposition au sexe biologique. Le genre social est l’identité construite par l’environnement social des individus, c’est-à-dire la « masculinité et la féminité » que l’on peut considérer non pas comme des données naturelles, mais comme le résultat de mécanismes extrêmement forts de construction et de reproduction sociale au travers de l’éducation. »
En définitive, la féminisation constitue un premier pas pour redonner aux femmes la place qui leur revient dans une grammaire imbibée de machisme religieux et pour tendre vers l’abolition de la notion de genre. C’est un langage politique qui cherche à réduire la discrimination et les rapports de domination s’y rattachant et reste une tendance vers une perspective de neutralité dans le langage.
Finalement, soyez avisé-e que l’aecsl fonctionne selon un principe de démocratie directe : tous ses membres sont égaux en droits et en responsabilités. L’aecsl n’a pas de président-e, ni de directrice générale, directeur général ou de quelconque poste qui serait plus important que les autres. L’égalité et l’horizontalité sont la base de l’autogestion coopérative dont se réclame l’aecsl. Les présents règlements s’appliquent donc à tous et à toutes sans passe-droits et autres privilèges…comme la loi devrait l’être dans une société plus juste et équitable telle que l’aecsl désire l’ériger.
Solidairement,
Aecsl
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